Catherine Moyon de Baecque, lanceuse de poids de haut niveau, a vu sa carrière anéantie pour avoir osé enfreindre les lois du milieu sportif. Harcelée et molestée physiquement par ses coéquipiers, elle n'a reçu aucun soutien ni de la part de son entraîneur, ni de celle de la Fédération d'athlétisme...

En 1991 lors d’un stage de l’équipe de France de lancer de marteau, Michelle Rouveyrol et Catherine Moyon de Baecque, membres de l’équipe de France, ont été agressées sexuellement par Christophe Épalle et Guy Guérin respectivement lanceur de marteau et entraîneur au sein de l’équipe de France. Si la justice a décidé de relaxer Christophe Epalle, elle n' a pas contesté la réalité des faits. Quant à Guy Guérin, il n' a pas été poursuivi en justice, il a même été promu.
Aujourd’hui, après les violences, Michelle Rouveyrol et Catherine Moyon de Baecque, athlètes de haut niveau, ont dû abandonner leur carrière sportive. Elles ont été abandonnées, injuriées, violentées, humiliées. Catherine Moyon de Baecque a été menacée de mort.
Christophe Epalle et Guy Guérin étaient à Sydney. C'était l’équipe de France d’athlétisme et ils défendaient les couleurs de notre pays. Ils étaient à Atlanta.

Aujourd’hui, les articles 3 et 6 de la Charte Olympique déclarent toujours que l’Olympisme a pour but une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine, en pratiquant le sport sans discrimination aucune et dans un esprit de compréhension mutuelle, d’amitié, de solidarité et de fair play.

En laissant parader des agresseurs sexuels, le gouvernement français légitime la violence sexiste.